Nicole est décédée le 23 juin dernier, dans le crash d'un avion à Québec. Elle laisse un mari et trois enfants. Je l'avais rencontré une seule fois, mais je connais son frère et la soeur de son mari. Le monde est petit.
Et sa mort dans un crash d'avion m'a ramené le souvenir de la fois où je l'ai moi-même frôlé dans des circonstances similaires.
Avant de raconter, j'offre toutes mes sympathies à l'entourage de Nicole qui eux continuent à vivre, sans sa présence. Elle n'est pas hors de votre pensée, seulement hors de votre vue. Elle n'est pas loin, juste de l'autre coté du chemin ( Inspiré de Charles Péguy ).
Le jeudi 29 mars 1979, j'habite Brossard mais j'ai un contrat à Québec. Tous les jeudis, je joue dans un ensemble de la flûte à bec ( ténor ) à 20:00. Normalement, je reviens en train et j'arrive à la gare de St-Lambert vers 19:40, juste à temps pour me rendre à la réunion.
Mais ce jour là, le sous-ministre décide de tenir une réunion spéciale sur un nouveau projet de loi. Et je risque de manquer mon train, donc ma session de musique. Avec le travail que je fais, cette soupape m'est nécessaire pour décrocher.
Je dis au sous-ministre que s'il me garde trop tard, je retourne en avion, à ses frais, pour arriver à temps à mon rendez-vous. Sa secrétaire vérifie, il reste de la place et si je pars trop tard, elle va compléter la réservation.
Finalement, tout se déroule promptement et on me conduit au départ du train à Ste-Foy, quelques minutes avant le départ du train.
En descendant du train, dans la voiture, j'entends parler du crash du F27 de Quebecair. Il y a des survivants.
Et je réalise que c'était l'avion que j'aurais pu prendre. Je suis arrivé à temps à notre rencontre musicale. Mais j'étais trop nerveux pour jouer une seule note. J'étais dans un état second. J'aurais pu y être. Aurais-je été un des survivants?
Depuis, j'ai repris l'avion à maintes reprises. Je me dis que ce sont les avions que je ne prends pas qui ont des problèmes. Jamais les miens !!!
Encore une fois, bon voyage Nicole. Peut-être que dans votre monde parallèle, Denise et toi allez vous revoir.
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4 juil. 2010
18 juin 2010
Sur la piste de descente des olympiques de Lake Placid
Fin février 1979, année avant les Olympiques de Lake Placid. Je prends quelques jours de vacances et Denise et moi on se rend faire quelques jours de ski, sans les enfants, à Lake Placid.
À ce moment, il n'y avait pas de sécurité pour les jeux. Il était donc possible de skier sur les pistes olympiques.
Les conditions n'étaient pas les meilleures. Peu importe, j'ai des nouveaux skis K2 en fibre de verre, très rigides. La montagne est en glace.
On fait quelques descentes et on remonte pour attaquer la piste de descente. On n'a pas l'intention de la dévaler à pleine vitesse, mais plutôt d'aller y slalomer en "pépère". C'est tout de même "LA PISTE" à faire.
À cette époque, Denise et moi sommes tous deux moniteurs de ski, et depuis plusieurs années. On se débrouille habituellement très bien. Pas cette fois.
Après deux ou trois virages, c'est de la glace pure et mes carres ne mordent pas bien et je glisse. Je tombe, je prends de la vitesse, je dévale sur le ventre, les bras en avant, les bâtons toujours dans les mains.
Ayant peur qu'un bâton pique et m'arrache le bras, je me retourne, skis vers le bas. Éventuellement, je laisse les bâtons. Et la piste vire à gauche. Je continue dans le bois, et m'arrête sur un arbre.
Je suis courbaturé mais rien de cassé. Je me lève et fais signe à Denise que tout va bien.
Denise entreprend de descendre lentement, sur le coté de la pente. Un homme lui dit de faire attention, que c'est très glacé. Elle l'a fusillé des yeux et est descendue, a récupéré mes bâtons et m'a rejoint.
Je sors du bois et m'installe sur le bord de la piste pour remettre mes skis. Problème!!
Mon ski droit a une nouvelle courbure. Le devant du ski est plus d'un pied au dessus de la neige. Tant qu'à attendre des secours, je rentre dans le bois, et je coince le ski pour lui redonner une forme "skiable".
Je descends, surtout sur le ski gauche. Je suis courbaturé et je me rends à la voiture.
On rentre à l'hôtel et je me jette dans un bain bouillant. On a fait venir un repas à la chambre, car il m'était difficile de me lever du bain.
Le lendemain matin, je suis courbaturé. On rentre à la maison. Il m'a fallu quelques semaines pour m'en remettre mais je crois que ce fut le début de mes problèmes de genou.
Mes skis ont été remplacés par d'autres skis différents, ceux-ci n'étant plus disponibles. C'étaient des démonstrateurs pour les olympiques, fait en série limitée. Ils n'auraient pas dus être abimés.
Chaque fois que je regarde la descente aux olympiques, j'ai des courbatures qui me reviennent. Je me demande pourquoi?
À ce moment, il n'y avait pas de sécurité pour les jeux. Il était donc possible de skier sur les pistes olympiques.
Les conditions n'étaient pas les meilleures. Peu importe, j'ai des nouveaux skis K2 en fibre de verre, très rigides. La montagne est en glace.
On fait quelques descentes et on remonte pour attaquer la piste de descente. On n'a pas l'intention de la dévaler à pleine vitesse, mais plutôt d'aller y slalomer en "pépère". C'est tout de même "LA PISTE" à faire.
À cette époque, Denise et moi sommes tous deux moniteurs de ski, et depuis plusieurs années. On se débrouille habituellement très bien. Pas cette fois.
Après deux ou trois virages, c'est de la glace pure et mes carres ne mordent pas bien et je glisse. Je tombe, je prends de la vitesse, je dévale sur le ventre, les bras en avant, les bâtons toujours dans les mains.
Ayant peur qu'un bâton pique et m'arrache le bras, je me retourne, skis vers le bas. Éventuellement, je laisse les bâtons. Et la piste vire à gauche. Je continue dans le bois, et m'arrête sur un arbre.
Je suis courbaturé mais rien de cassé. Je me lève et fais signe à Denise que tout va bien.
Denise entreprend de descendre lentement, sur le coté de la pente. Un homme lui dit de faire attention, que c'est très glacé. Elle l'a fusillé des yeux et est descendue, a récupéré mes bâtons et m'a rejoint.
Je sors du bois et m'installe sur le bord de la piste pour remettre mes skis. Problème!!
Mon ski droit a une nouvelle courbure. Le devant du ski est plus d'un pied au dessus de la neige. Tant qu'à attendre des secours, je rentre dans le bois, et je coince le ski pour lui redonner une forme "skiable".
Je descends, surtout sur le ski gauche. Je suis courbaturé et je me rends à la voiture.
On rentre à l'hôtel et je me jette dans un bain bouillant. On a fait venir un repas à la chambre, car il m'était difficile de me lever du bain.
Le lendemain matin, je suis courbaturé. On rentre à la maison. Il m'a fallu quelques semaines pour m'en remettre mais je crois que ce fut le début de mes problèmes de genou.
Mes skis ont été remplacés par d'autres skis différents, ceux-ci n'étant plus disponibles. C'étaient des démonstrateurs pour les olympiques, fait en série limitée. Ils n'auraient pas dus être abimés.
Chaque fois que je regarde la descente aux olympiques, j'ai des courbatures qui me reviennent. Je me demande pourquoi?
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