Septembre 1999. Je travaille en Allemagne et je dois rejoindre mon groupe de cycliste à Rome pour 09:00 le matin. Le groupe arrive dans un aéroport secondaire et mon vol arrive de Berlin à l'aéroport principal, à 22:30, le vendredi soir.
Je n'ai aucune réservation et je m'informe pour une chambre auprès du guichet de l'aéroport. On me dit qu'il n'y a rien à moins de 100 km de Rome.
Je décide de prendre le train et de me rendre au centre de Rome. Il y aura sûrement un hôtel autour de la gare.
Hélas, il n'y a rien. Il fait chaud. Je suis déguisé en homme d'affaires, chemise, cravate et veston. Denise ne veutpas coucher sur un banc de parc. Alors, je laisse Denise sur le parvis de la gare, avec les valises et mon veston. Je suis en nage. Je pars à la recherche d'une pension, d'un hôtel, d'un gîte, tout sauf un banc de parc.
À Rome, plusieurs hôtels se trouvent dans les édifices commerciaux, aux 2ème et 3ème étages, sinon plus haut. J'en repère quelques uns, mais c'est complet partout et on ne peut m'indiquer d'autres endroits.
En marchant, je croise une rue et je vois une marquise illuminée et une limousine à l'entrée. Je m'approche. C'est un hôtel. J'entre.
Je demande au préposé, un jeune homme, s'il a une chambre. Il me toise, moi, sans baggages, en chemise mouillée de sueur. (Je me sens comme le gars dans une annonce d'American Express) Il me dit qu'il lui reste une chambre, une suite ( 450 $ la nuit ). Sans la voir, je lui dis que je la prends. Je dépose ma carte Visa Platine pour la payer et lui dit que je reviens dans 15 minutes avec femme et baggages. Ce que je fais.
À mon retour, il est passé minuit et c'est un autre préposé, un vieux monsieur. Je lui dis que j'ai une chambre et il ne veut pas me croire ( on n'héberge pas de clochards ici ). Heureusement, le jeune préposé était dans le bureau, en train de revêtir son habit de moto. Il l'informe que tout est correct et que j'ai une chambre, pardon une "suite".
On se dirige vers la "suite". C'est une belle petite chambre. Il y a 40 cm tout autour du lit, une belle salle de bain avec télé-couleur et téléphone. Très correct pour dormir. Mais pas très grand. Il y a quand même des chocolats sur l'oreiller.
Je décide de prendre une douche. Il fait très sombre dans la douche et je veux allumer un peu plus. Il y a une corde qui pend du plafond. Je tire pour allumer la lumière. Rien ne se passe, sauf dans ma tête. J'ai actionné l'alarme. J'avise Denise que le téléphone va sonner. Quelques secondes plus tard, le téléphone sonne. On répond à l'alarme. Je m'explique. J'ai ri, pas eux.
Le lendemain, on se lève et on va au petit déjeuner, quand même compris avec la "suite". On nous propose toutes les spécialités italiennes, délicieuses. Et le café. Au lait. Excellent.
On quitte pour l'aéroport. Je demande comment m'y rendre en métro. Personne ne peut me renseigner. Cet hôtel ne fait pas métro, seulement taxi ou limousine.
On trouve le métro, on se rend à une station et on y prend un bus qui nous amène à l'aéroport. On ne trouve pas notre rendez-vous car ils se sont fait voler le camion. Mais ça, ce sera une autre suite de l'histoire.
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30 mars 2011
4 juin 2010
À Rome, on fait comme les romains
En 1989, je me rends en France pour suivre une formation sur les "Cartes à puce" avec l'inventeur de ce concept, M. Moreno. Après ma semaine de formation, je me rends à Nice prendre une voiture pour trois semaines de vacances en Italie. La voiture est une Renault 5 en mode achat-rachat.
Après quelques jours, j'arrive à Rome et je me trouve un hôtel, le Palladium, dans le centre-ville, pas très loin de la gare centrale de Rome. Ce n'est pas le milieu le plus sécuritaire, mais je n'ai peur de rien. Je sors les bagages de la voiture, y laissant un étui avec mes habits "de formation" et les documents reçus. Pas besoin de monter ces choses à la chambre.
Quelques heures plus tard, vers 16:00, le préposé à la réception vient me chercher. On a cassé une vitre de ma voiture et volé le contenu, mon étui à habits et mes documents. Rien de grave, mais je dois faire réparer la voiture et faire un constat de police pour l'assurance.
Le concierge me prend un rendez-vous chez Renault pour remplacer la vitre. Ils vont le faire dans la même journée si je m'y rends avant 17:00. Toujours avec un grand sourire, il me montre la destination sur une carte. Je lui demande combien de temps il faut et il me dit qu'il faut au moins une heure pour me rendre, temps de touriste, 1/2 heure pour un Romain. Le défi était lancé.
Je tends la carte à Denise et je lui dis de compter les rues. Il ne faut pas essayer de lire les noms de rues, juste les compter. Et je ne me préoccupe pas des sens uniques. les romains ne s'en formalisent pas trop car, si on les prend à l'envers, on doit avoir une bonne raison. Et les policiers sont trop occupés à discuter pour verbaliser qui que ce soit.
On arrive au garage à 16:45 et la vitre est changée en 15 minutes. Le préposé a sa soeur qui habite au Canada, ma voisine quoi!. Elle habite Vancouver et j'ai pris beaucoup de temps à lui expliquer que Vancouver - Montréal c'est aussi loin que Rome - Montréal. Dans le même pays. Il a de la difficulté avec le concept.
On revient à l'hôtel en suivant les règles et on y arrive vers 18:10. Le concierge me demande à quelle heure je dois y aller le lendemain et quand je lui ai dit que j'étais arrivé avant l'heure prévue, il a été estomaqué.
J'étais un romain!!!
Après quelques jours, j'arrive à Rome et je me trouve un hôtel, le Palladium, dans le centre-ville, pas très loin de la gare centrale de Rome. Ce n'est pas le milieu le plus sécuritaire, mais je n'ai peur de rien. Je sors les bagages de la voiture, y laissant un étui avec mes habits "de formation" et les documents reçus. Pas besoin de monter ces choses à la chambre.
Quelques heures plus tard, vers 16:00, le préposé à la réception vient me chercher. On a cassé une vitre de ma voiture et volé le contenu, mon étui à habits et mes documents. Rien de grave, mais je dois faire réparer la voiture et faire un constat de police pour l'assurance.
Le concierge me prend un rendez-vous chez Renault pour remplacer la vitre. Ils vont le faire dans la même journée si je m'y rends avant 17:00. Toujours avec un grand sourire, il me montre la destination sur une carte. Je lui demande combien de temps il faut et il me dit qu'il faut au moins une heure pour me rendre, temps de touriste, 1/2 heure pour un Romain. Le défi était lancé.
Je tends la carte à Denise et je lui dis de compter les rues. Il ne faut pas essayer de lire les noms de rues, juste les compter. Et je ne me préoccupe pas des sens uniques. les romains ne s'en formalisent pas trop car, si on les prend à l'envers, on doit avoir une bonne raison. Et les policiers sont trop occupés à discuter pour verbaliser qui que ce soit.
On arrive au garage à 16:45 et la vitre est changée en 15 minutes. Le préposé a sa soeur qui habite au Canada, ma voisine quoi!. Elle habite Vancouver et j'ai pris beaucoup de temps à lui expliquer que Vancouver - Montréal c'est aussi loin que Rome - Montréal. Dans le même pays. Il a de la difficulté avec le concept.
On revient à l'hôtel en suivant les règles et on y arrive vers 18:10. Le concierge me demande à quelle heure je dois y aller le lendemain et quand je lui ai dit que j'étais arrivé avant l'heure prévue, il a été estomaqué.
J'étais un romain!!!
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