Vietnam, octobre 2005.
Le Vietnam est un beau pays, peuplé de gens charmants, du moins pour la majorité d'entre eux.
Au Vietnam, il y a des classes sociales. Ça commence par le chien, la femme, l'homme, le vélo, la moto, la voiture, le bus et enfin le camion. Évidemment, sous chaque catégorie, la dimension forme une sous hierarchie.
La moto ou mobylette est présente partout, en très grand nombre. La plupart on des mirroirs, mais je crois qu'ils ne sont utilisés que pour y accrocher le casque à l'arrêt, ou pur vérifier la coiffure de la fille assise en arrière.
Aussi, pour indiquer à la moto ( ou à la voiture ) en avant de soi que nous sommes là ( ils ne regardent pas dans leurs rétroviseurs ), on klaxonne. Et tout le monde le fait.
On dirait que le klaxon est branché directement sur le moteur et que dès que celui-çi fonctionne, le klaxon se met en route.
C'est une cacophonie incessante et abrutissante. Si vous allez au Vietnam, apportez des bouchons d'oreille. Vous m'en remercierez.
Dans les villes, pour traverser une rue, il ne faut pas attendre l'apaisement du trafic car on pourrait attendre quelques heures. On fait comme les piétons Vietnamiens: on se lance à travers la rue, d'un pas sûr et constant, en regardant droit devant, sans doute pour ne pas voir le danger !!! Toutes les motos et voitures vont anticiper votre trajectoire et vont passer à coté de vous, sans vous toucher. Ce sera proche quelques fois, mais sans cantact.
Ce même rapprochement par une voiture peut être intimidant quand il est fait dans une zone hors trafic.
À Saïgon ( Ho Chi Min Ville ), on est en début de soirée, dans un quartier où le trafic est presqu'inexistant. On a un grand bulevard ;a traverser et il n'y a rien en vue. On s'egage et je sens une voiture venant de l'arrière.
Je regarde et je vois que la voiture va me frôler, d'un peu trop près à mon goût. C'est ce qui arrive et elle passe à quelques pouces de mes jambes. C'est évidemment pour me faire peur car sa vitesse n'est pas très rapide. Le conducteur veut sûrement marquer son territoire. Les chats et les chiens pissent, le conducteurs frôlent.
Je réagis assez vite et je donne un coup de poing sur la malle arrière de la voiture. Ça a suffit pour faire réagir le conducteur. Il freine et sort de on véhicule et examine "les dommages" inexistants. Tout en continuant ma traversée de la rue je lui explique, en anglais langue universelle, qu'il n'avait pas à me frôler de la sorte.
Il semble s'énerver avec des mots, mais il est beaucoup plus petit que moi. Denise pense que je vais en mager toute une, croyant qu'il était adepte de Kung Fu. Elle mentionne le mot "police", qui semble être un calmant universel. Je propose à mon "nouvel ami" que je peux attendre la police avec lui et qu'on fera un constat.
Je ne sais pas s'il comprenat l'anglais, mais le mot police et ma contenance l'on fait remonter dans son véhicule, piteux, la "queue" entre les jambes.
Et j'ai poursuivi la traversée du boulevard.
28 janv. 2011
Le secret du Dr P.
1969. Étudiant à Polytechnique, j'ai un cours en physique du magnétisme avec le Dr P.L.
On a des expériences de laboratoire à réaliser. Elles sont très complexes et demandent une rigeur exemplaire pour faire le montage. Notre équipe s'y applique du mieux qu'elle le peut et après ^plusieurs semaines, rien. Rien ne fonctionne comme il devrait et on n'arrive à rien.
On se remet à l'ouvrage, on se pointe au labo la fin de semaine et on reprend tout. Rien n'y fait, ça ne fonctionne pas.
Comme je connais le Dr P. depuis quelques années ( il avait été un de mes premiers profs de physique à mon arrivée à Poly ), je savais qu'il avait une certain sens de l'humour.
Je me rends à son bureau et je lui explique ma théorie. L'expérience qu'il entend nous faire réaliser est impossible car le sujet est un grand canular. Les initiés doivent traiter de cette théorie farfelue de le meilleure façon possible lorsqu'ils publient et on leur accorde des notes sur la crédibilité de leur effort. Mais le tout est un grand canular supporté par les spécialistes de la matière.
Il m'a regardé et fixé dans les yeux. Puis, il a porté son index à sa bouche et il a dit: "Chut, n'en parle surtout pas".
Au cours de la semaine, il est venu nous visiter au labo, a fait quelques réglages et nous a montré que tout fonctionnait.
Et on a eu de bonnes notes pour ce travail de laboratoire.
On a des expériences de laboratoire à réaliser. Elles sont très complexes et demandent une rigeur exemplaire pour faire le montage. Notre équipe s'y applique du mieux qu'elle le peut et après ^plusieurs semaines, rien. Rien ne fonctionne comme il devrait et on n'arrive à rien.
On se remet à l'ouvrage, on se pointe au labo la fin de semaine et on reprend tout. Rien n'y fait, ça ne fonctionne pas.
Comme je connais le Dr P. depuis quelques années ( il avait été un de mes premiers profs de physique à mon arrivée à Poly ), je savais qu'il avait une certain sens de l'humour.
Je me rends à son bureau et je lui explique ma théorie. L'expérience qu'il entend nous faire réaliser est impossible car le sujet est un grand canular. Les initiés doivent traiter de cette théorie farfelue de le meilleure façon possible lorsqu'ils publient et on leur accorde des notes sur la crédibilité de leur effort. Mais le tout est un grand canular supporté par les spécialistes de la matière.
Il m'a regardé et fixé dans les yeux. Puis, il a porté son index à sa bouche et il a dit: "Chut, n'en parle surtout pas".
Au cours de la semaine, il est venu nous visiter au labo, a fait quelques réglages et nous a montré que tout fonctionnait.
Et on a eu de bonnes notes pour ce travail de laboratoire.
20 janv. 2011
Petite virée en Espagne
Automne 1994. Je dois me rendre en Allemagne pour mon travail. Un de mes clients espagnol m'annonce qu'il ne pourra venir m'y rencontrer mais m'invite à aller le visiter avant de me rendre à la foire allemande. Je ne suis jamais allé en Espagne et je décide d'y aller et j'y amène Denise. On passera une semaine en Espagne avant d'aller passer une semaine à Berlin.
On arrive à Madrid et mon client m'y attend à l'aéroport. Il nous amène dans sa maison en proche banlieu, sur les collines.
C'est en fait une superbe maison moderne, dans une "gated community" comme on en voit aux États-Unis. N'entre pas qui veut dans le quartier. Il y a une guérite et des gardiens.
La maison est batie en bois "du Canada" et elle est en flanc de montagne. Au loin, on voit Madrid. Mon hôte et son épouse travaillent tous deux et ne pourront s'occuper de nous qu'en soirée. Alors, on est libre toute la journée, mais sans voiture.
On apprend comment se rendre au bus et aller à Madrid. On revient en fin d'après-midi. Selon la coutume espagnole, on se rend en ville après 21:00 car c'est à ce moment que la vie commence lentement. Le pic est à 1 heure du matin.
Ça commence par les bars à tapas, puis des marches dans la ville, ensuite, une bouffe dans un resto. Assez léger quand même car on semble manger tout le temps. Avant le retour, c'est les "churros", sorte de beignet frit que l'on prend avec un chocolat chaud: excellent!!
Le samedi, ils recoivent des amis. Nous étions en vacances et on était habillé en conséquence, idéal pour les 35 degrés. Mais les invités étaient des hauts fonctionnaires en complet cravate. On a eu l'air un peu fou, mais ils ont mis le tout sur nos origines assez américaines et "sans classe". Après quelques bouteilles de vin, les cravates se sont dénouées.
Pour la semaine suivante, on nous a suggéré de louer une voiture et de se rendre au sud. On avait 3 jours et on en a profité. C'était court, mais cela en a valu la peine: Tolède, Cordoba et Grenade. Je me souviens encore des odeurs de l'Alhambra de Grenade.
On est revenu à la maison mais nos hôtes avaient du quitter pour quelques jours, appelés par un contrat. Notre dernier soir, ne sachant pas vraiment aprler espagnol dans cette banlieue, on est aller manger dans un restaurant chinois, à peu près vide. Je ne parle pas chinois, mais j'ai pu pointer sur des plats qui m'intéressaient. C'était très bon. Manger chinis en espagne, il n'y a rien de comparable.
Le lendemain, on a pris un taxi et on s'est rendu à Berlin. Et mon allemeand n'est pas meilleur que mon espagnol. Mais la bière est si bonne.
On arrive à Madrid et mon client m'y attend à l'aéroport. Il nous amène dans sa maison en proche banlieu, sur les collines.
C'est en fait une superbe maison moderne, dans une "gated community" comme on en voit aux États-Unis. N'entre pas qui veut dans le quartier. Il y a une guérite et des gardiens.
La maison est batie en bois "du Canada" et elle est en flanc de montagne. Au loin, on voit Madrid. Mon hôte et son épouse travaillent tous deux et ne pourront s'occuper de nous qu'en soirée. Alors, on est libre toute la journée, mais sans voiture.
On apprend comment se rendre au bus et aller à Madrid. On revient en fin d'après-midi. Selon la coutume espagnole, on se rend en ville après 21:00 car c'est à ce moment que la vie commence lentement. Le pic est à 1 heure du matin.
Ça commence par les bars à tapas, puis des marches dans la ville, ensuite, une bouffe dans un resto. Assez léger quand même car on semble manger tout le temps. Avant le retour, c'est les "churros", sorte de beignet frit que l'on prend avec un chocolat chaud: excellent!!
Le samedi, ils recoivent des amis. Nous étions en vacances et on était habillé en conséquence, idéal pour les 35 degrés. Mais les invités étaient des hauts fonctionnaires en complet cravate. On a eu l'air un peu fou, mais ils ont mis le tout sur nos origines assez américaines et "sans classe". Après quelques bouteilles de vin, les cravates se sont dénouées.
Pour la semaine suivante, on nous a suggéré de louer une voiture et de se rendre au sud. On avait 3 jours et on en a profité. C'était court, mais cela en a valu la peine: Tolède, Cordoba et Grenade. Je me souviens encore des odeurs de l'Alhambra de Grenade.
On est revenu à la maison mais nos hôtes avaient du quitter pour quelques jours, appelés par un contrat. Notre dernier soir, ne sachant pas vraiment aprler espagnol dans cette banlieue, on est aller manger dans un restaurant chinois, à peu près vide. Je ne parle pas chinois, mais j'ai pu pointer sur des plats qui m'intéressaient. C'était très bon. Manger chinis en espagne, il n'y a rien de comparable.
Le lendemain, on a pris un taxi et on s'est rendu à Berlin. Et mon allemeand n'est pas meilleur que mon espagnol. Mais la bière est si bonne.
6 janv. 2011
Salut Jacques
Mercredi, 5 janvier 2011. Je suis chez l'agent de voyage en train de m'acheter des vacances. Je reçois un appel. Un copain de longue date est décédé dans la nuit. Le soir de son anniversaire. 56 ans.
Que de souvenirs tout d'un coup. On se connait depuis 1977. On a travaillé à coté, ensemble, à distance, en pensée. Quand j'ai un problème technique "insoluble", il y songe un peu et me trouve une solution.
Je me souviens avoir eu des discussions sur la micro-informatique avec lui. Spécialiste des grands ordinateurs, je lui dis ce que j'ai fait avec des micro-ordinateurs. Un jour, on travaille ensemble sur un projet et il me dit qu'il va se construire un micro-ordinateur. Il a acheté toutes les pièces.
Le lendemain ou la semaine suivante, alors qu'il ne l'a pas encore complété, IBM lance son PC. On est en 1981. Jacques laisse tout et va acheter son IBM-PC. Sa vie ne sera plus pareille. Il devient le super spécialiste de la bête.
On se voyait régulièrement trois à quatre fois par année. Par affaires et par amitié. Mais, depuis le départ de Denise, on ne s'est plus vus. Le 4 janvier, j'ai eu une pensée pour lui, le jour de son anniversaire. Et le lendemain, j'apprends son décès.
Sn départ me fait penser une fois de plus que notre vie nous est prêtée ( par qui ??? ) et qu'elle se terminera à un mauvais moment, du moins pour les autres. Alors profitons de chaque instant car on ne sait pas quand on frappera le mur.
Maudite vie platte !!!
P.S. Mireille et Sophie, je vous offre toutes mes sympathies.
Que de souvenirs tout d'un coup. On se connait depuis 1977. On a travaillé à coté, ensemble, à distance, en pensée. Quand j'ai un problème technique "insoluble", il y songe un peu et me trouve une solution.
Je me souviens avoir eu des discussions sur la micro-informatique avec lui. Spécialiste des grands ordinateurs, je lui dis ce que j'ai fait avec des micro-ordinateurs. Un jour, on travaille ensemble sur un projet et il me dit qu'il va se construire un micro-ordinateur. Il a acheté toutes les pièces.
Le lendemain ou la semaine suivante, alors qu'il ne l'a pas encore complété, IBM lance son PC. On est en 1981. Jacques laisse tout et va acheter son IBM-PC. Sa vie ne sera plus pareille. Il devient le super spécialiste de la bête.
On se voyait régulièrement trois à quatre fois par année. Par affaires et par amitié. Mais, depuis le départ de Denise, on ne s'est plus vus. Le 4 janvier, j'ai eu une pensée pour lui, le jour de son anniversaire. Et le lendemain, j'apprends son décès.
Sn départ me fait penser une fois de plus que notre vie nous est prêtée ( par qui ??? ) et qu'elle se terminera à un mauvais moment, du moins pour les autres. Alors profitons de chaque instant car on ne sait pas quand on frappera le mur.
Maudite vie platte !!!
P.S. Mireille et Sophie, je vous offre toutes mes sympathies.
20 déc. 2010
platte, mais occupée
Depuis quelques semaines, j'ai délaissé un peu ce blogue. Pas que je n'ai plus rien à écrire ( certains pensent sûrement que je ne devrais rien écrire !! ), mais je manque de temps.
Ma vie est présentement aussi platte, pas plus, pas moins que mon ancienne vie. Mais elle est différente. J'ai mis ma maison en vente à la fin du mois d'août. Je l'ai fait en sachant que mon agent partait en vacances deux semaines en septembre. Mais je voulais lancer le projet.
En septembre, il y a eu quelques visites, certaines assez intéressantes, mais rien de sérieux. Puis, octobre arrive et c'est le désert. Rien. Aucune visite. Jusqu'à la fin du mois. Et dans la même semaine, une visite par jour.
Début novembre, une offre. Un peu trop basse à mon goût. Je fais une contre-offre qui est acceptée. Je dis quitter dans 27 jours. Et c'est alors que j'ai compris que pendant 33 ans dans la même grande maison, on accumule.
J'ai un peu moins de 4 semaines pour tout vider, Meubles, décoration, souvenirs. Internet à la rescousse, j'inscris plein de choses. Mais comme je ne suis pas sur le Plateau mais à Brossard, il n'y a pratiquement pas d'acheteurs. Par chance, l'acheteur de ma maison n'a rien. pas de meubles. Il achète mes plus grosses pièces. Il ne me reste qu'à donner le reste. J'ai fait un à deux voyages par jour au Chainon et à l'Armée du Salut.
Pour aider, comme j'ai perdu du poids depuis un an, je me débarrasse aussi de la majorité de mes vêtemens. C'est une toute nouvelle vie qui commence.
Je dois rendre la maison un lundi. Le dernier voyage de déménagement s'est fait le dimanche. Je n'ai laissé que les meubles achetés par le nouveau proprio et une quizaine de sacs de vidange. J'ai conservé quelques souvenirs, ma collection de vélo miniatures, des milliers de photos numérisées et ma tête et mon coeur pleins d'anecdotes et de souvenirs des 33 ans passés dans cette maison.
Comme Denise n'y est plus, cette maison n'a plus d'intérêt pour moi. J'espère seulement que le nouveau proprio prendra soin de son jardin. Je n'en aurais pas été capable.
Comme mes cartons sont presque tous déballés, je devrais trouver du temps pour continuer à alimenter "ma vie platte".
Joyeuses Fêtes à tous mes lecteurs.
Ma vie est présentement aussi platte, pas plus, pas moins que mon ancienne vie. Mais elle est différente. J'ai mis ma maison en vente à la fin du mois d'août. Je l'ai fait en sachant que mon agent partait en vacances deux semaines en septembre. Mais je voulais lancer le projet.
En septembre, il y a eu quelques visites, certaines assez intéressantes, mais rien de sérieux. Puis, octobre arrive et c'est le désert. Rien. Aucune visite. Jusqu'à la fin du mois. Et dans la même semaine, une visite par jour.
Début novembre, une offre. Un peu trop basse à mon goût. Je fais une contre-offre qui est acceptée. Je dis quitter dans 27 jours. Et c'est alors que j'ai compris que pendant 33 ans dans la même grande maison, on accumule.
J'ai un peu moins de 4 semaines pour tout vider, Meubles, décoration, souvenirs. Internet à la rescousse, j'inscris plein de choses. Mais comme je ne suis pas sur le Plateau mais à Brossard, il n'y a pratiquement pas d'acheteurs. Par chance, l'acheteur de ma maison n'a rien. pas de meubles. Il achète mes plus grosses pièces. Il ne me reste qu'à donner le reste. J'ai fait un à deux voyages par jour au Chainon et à l'Armée du Salut.
Pour aider, comme j'ai perdu du poids depuis un an, je me débarrasse aussi de la majorité de mes vêtemens. C'est une toute nouvelle vie qui commence.
Je dois rendre la maison un lundi. Le dernier voyage de déménagement s'est fait le dimanche. Je n'ai laissé que les meubles achetés par le nouveau proprio et une quizaine de sacs de vidange. J'ai conservé quelques souvenirs, ma collection de vélo miniatures, des milliers de photos numérisées et ma tête et mon coeur pleins d'anecdotes et de souvenirs des 33 ans passés dans cette maison.
Comme Denise n'y est plus, cette maison n'a plus d'intérêt pour moi. J'espère seulement que le nouveau proprio prendra soin de son jardin. Je n'en aurais pas été capable.
Comme mes cartons sont presque tous déballés, je devrais trouver du temps pour continuer à alimenter "ma vie platte".
Joyeuses Fêtes à tous mes lecteurs.
15 nov. 2010
Le bureau de poste
Fin des années quarante. J'ai trois ou quatre ans. Mon grand-père est maître de poste et mon père est son adjoint.
Lorsque ma mère doit aller faire des courses, elle me dépose au bureau de poste et toutes les employées s'occupent de moi. Je me souviens de Mlle O'Farrell, une "vieille fille" qui m'aimait bien.
Au bureau de poste j'ai appris à oblitérer les lettres avec un petit marteau et un tampon d'encre. Plus tard, les machines sont arrivées et j'ai appris à placer les lettres dans la machine. C'est sans doute la raison qui a fait que j'ai été très bon avec les cartes perforées de l'informatique. ( C'était bien avant les disquettes ou les CD ).
Un jour, les calculatrices mécaniques sont arrivées dans le bureau. Je revois encore mon grand-père qui était habitué à faire les sommes des chiffres des bordereaux.
Il pouvait additionner 8 colonnes de chiffres, sans erreur. Un jour, il est à coté de la secrétaire qui saisit les chiffres à la calculatrice. Il regarde défiler les nombres par dessus son épaule. Lorsqu'elle faite le total, il lui dit: "Recommences, tu as fait une erreur". Ce qu'elle fit. Il avait raison.
Mon père était un peu déficient. Il ne faisait que 6 colonnes. Quant à moi, j'utilise la calculette pour deux nombres plus grands que 5 !!!
Lorsque ma mère doit aller faire des courses, elle me dépose au bureau de poste et toutes les employées s'occupent de moi. Je me souviens de Mlle O'Farrell, une "vieille fille" qui m'aimait bien.
Au bureau de poste j'ai appris à oblitérer les lettres avec un petit marteau et un tampon d'encre. Plus tard, les machines sont arrivées et j'ai appris à placer les lettres dans la machine. C'est sans doute la raison qui a fait que j'ai été très bon avec les cartes perforées de l'informatique. ( C'était bien avant les disquettes ou les CD ).
Un jour, les calculatrices mécaniques sont arrivées dans le bureau. Je revois encore mon grand-père qui était habitué à faire les sommes des chiffres des bordereaux.
Il pouvait additionner 8 colonnes de chiffres, sans erreur. Un jour, il est à coté de la secrétaire qui saisit les chiffres à la calculatrice. Il regarde défiler les nombres par dessus son épaule. Lorsqu'elle faite le total, il lui dit: "Recommences, tu as fait une erreur". Ce qu'elle fit. Il avait raison.
Mon père était un peu déficient. Il ne faisait que 6 colonnes. Quant à moi, j'utilise la calculette pour deux nombres plus grands que 5 !!!
2 nov. 2010
De l'élevage des enfants
J'ai quatorze ou quinze ans. Je suis étudiant au collège privé et je n'ai pas d'argent.
Pour me faire un peu d'argent de poche, on prend les lisières de tickets d'autobus qui comportent 5 tickets et on es découpe en 6. On gagne ainsi 20 % et c'est pratiquement indétectable par le chauffeur. Mais ça ne rapporte pas beaucoup.
Ma soeur a une amie qui habite à quelques rues de la maison, dans le "lower downtown " Outremont, Querbes et Laurier. Cette amie a deux soeurs, une plus jeune et une plus vieille qui a neuf ans.
Le père est professeur d'université et la mère travaille pour une grande compagnie. Leurs trois filles sont des monstres et ils on de la difficulté à trouver de gardiennes. À cete époque, un gardien de 14 ans, ce n'est pas courant. Mais, on accepte de me prendre car il n'y a pas d'alternative.
Je me rends un premier soir pour garder. Les parents quittent vers 19:30 et prévoient revenir vers 23:30. À 20:00, dodo pour toutes les filles. Vers 20:45, les 3 se lèvent et veulent regarder la télé. Je ne veux pas mais ça semble difficile. Elles ont le contrôle. Alors, je change de stratégie.
Je les invite à regarder la télé avec moi, jusqu'au retour de leurs parents. Après 1/2 heure, la plus jeune n'en peut plus et je vais la coucher. Une demi-heure plus tard, c'est au tour de la deuxième. Au dodo. Il en reste une, la leader. Bientôt, elle veut se coucher.
Il n'en est pas question. Elle doit rester debout avec moi jusqu'au retour des parents, ce qui avait été convenu. Quand elle someillait sur le divan, je la réveillais. Je lui ai donné du lait et des biscuits et je l'ai forcé à regardé la télé.
Vers 11:00, avant le retour de parents, je lui ai expliqué qu'elle pouvait encore attendre l'arrivée des parents ou aller se coucher. Dans ce cas, on n'en reparlerait jamais, mais plus jamais elle ne tenerait de se lever après l'heure du dodo. Ce fut convenu et en plus, elle insisterait pour que ses soeurs fassent de même.
Quand les parents sont arrivés, je leur ai tout raconté en leur demandant de ne pas en parler aux enfants. Ce serait notre secret. Et le début de quelques années de gardiennage, bien payé et sans problèmes.
Pour me faire un peu d'argent de poche, on prend les lisières de tickets d'autobus qui comportent 5 tickets et on es découpe en 6. On gagne ainsi 20 % et c'est pratiquement indétectable par le chauffeur. Mais ça ne rapporte pas beaucoup.
Ma soeur a une amie qui habite à quelques rues de la maison, dans le "lower downtown " Outremont, Querbes et Laurier. Cette amie a deux soeurs, une plus jeune et une plus vieille qui a neuf ans.
Le père est professeur d'université et la mère travaille pour une grande compagnie. Leurs trois filles sont des monstres et ils on de la difficulté à trouver de gardiennes. À cete époque, un gardien de 14 ans, ce n'est pas courant. Mais, on accepte de me prendre car il n'y a pas d'alternative.
Je me rends un premier soir pour garder. Les parents quittent vers 19:30 et prévoient revenir vers 23:30. À 20:00, dodo pour toutes les filles. Vers 20:45, les 3 se lèvent et veulent regarder la télé. Je ne veux pas mais ça semble difficile. Elles ont le contrôle. Alors, je change de stratégie.
Je les invite à regarder la télé avec moi, jusqu'au retour de leurs parents. Après 1/2 heure, la plus jeune n'en peut plus et je vais la coucher. Une demi-heure plus tard, c'est au tour de la deuxième. Au dodo. Il en reste une, la leader. Bientôt, elle veut se coucher.
Il n'en est pas question. Elle doit rester debout avec moi jusqu'au retour des parents, ce qui avait été convenu. Quand elle someillait sur le divan, je la réveillais. Je lui ai donné du lait et des biscuits et je l'ai forcé à regardé la télé.
Vers 11:00, avant le retour de parents, je lui ai expliqué qu'elle pouvait encore attendre l'arrivée des parents ou aller se coucher. Dans ce cas, on n'en reparlerait jamais, mais plus jamais elle ne tenerait de se lever après l'heure du dodo. Ce fut convenu et en plus, elle insisterait pour que ses soeurs fassent de même.
Quand les parents sont arrivés, je leur ai tout raconté en leur demandant de ne pas en parler aux enfants. Ce serait notre secret. Et le début de quelques années de gardiennage, bien payé et sans problèmes.
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