Je ne suis pas un grand gastronome, gros peut-être, mais pas grand. Je mange aussi des desserts, mais je ne considère pas que j'ai une dent sucrée. Mais mon dessert favori est le Tiramisu.
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici ce qu'en dit Wikipédia: "Le tiramisu (tiramisu en italien, de tirami sù, " tire-moi en haut ", ou plus poétiquement " emmène-moi au ciel ") est un dessert d'origine italienne." C'est effectivement divin, quand c'est bien fait. Le tiramisu comprend entre autres œufs, sucre, mascarpone, Marsala, doigts de dame, café et cacao. Tous de bons ingrédients.
Dans plusieurs restaurants italiens on vous présente toutes sortes de desserts, gâteaux ou même crème glacée que l'on nomme Tiramisu. C'est un affront et si on le fait, le reste de la cuisine doit être aussi mal réussi. Je n'y retournerai pas.
Mon fils est allé vivre une année en Toscane et lors d'une visite, les parents d'une de ses amies nous ont invités à la maison pour un repas à l'italienne. Sept services, rien de moins. Et pour couronner le tout, un Tiramisu. Comme on dit ici, ÉCOEURANT!.
Je croyais avoir trouvé "LE" Tiramisu.
Lors d'un voyage d'affaires à New York, je me rends dans le quartier italien, chez Benito 2, un resto ayant semble-t-il appartenu à l'ex d'un membre de la mafia. La bouffe est excellente et pour dessert, il y a du Tiramisu. Il est dans une casserole, bien en vue dans le frigo disposé dans la petite salle. En y goûtant, je me rappelle celui d'Italie et je ne peux décider lequel est le meilleur. Il y en a donc au moins deux.
Quelques années plus tard, avec des amis on se fait un souper où chacun apporte un plat. Mon amie chimiste se crée un défi et décide de faire le dessert, partie de la cuisine qui s'approche de la chimie. Et elle décide de faire un Tiramisu, selon une recette très précise.
Elle nous a tous étonné par la qualité de sa réalisation et j'ai du placer sa création dans mon top trois, incapable de départager parmi les "gagnants".
Pour départager, il faudrait faire une tournée et goûter les 3 à la suite. Mais je préfère me souvenir de chacun de ces bons moments et de les mettre à égalité plutôt que d'en laisser tomber deux.
Le meilleur semble être celui qui est bon et qui est pris avec des amis.
Cependant, je suis ouvert à "tester" vos créations et à l'ajouter à mon top 3. À vos fourneaux!
30 juin 2010
28 juin 2010
Mon travail à l'Expo 67
En 1967, je suis étudiant à Polytechnique et le travail d'été se passe à l'Expo 67. Mon épouse travaille avec une fille dont le mari est bien placé à l'Expo. Il réussit à me placer sur une liste pour aller à des entrevues.
Les systèmes sont mal foutus et je n'étais jamais officiellement retenu, ni officiellement rejeté. Mon contact me disait toujours où avait lieu la suite et je m'y présentais. Il y avait tellement d'erreurs, que c'était normal de ne pas être sur la liste.
Je devais travailler à "l'Homme et la Cité", ce qui englobait Habitat 67. J'étais tout fier de pouvoir tout apprendre sur les villes du futur et sur ce type d'architecture.
Hélas, un mois avant l'événement, on m'avise qu'il y a trop de monde et que je ne serai pas retenu. Mais, le pavillon voisin, le Labyrinthe, géré par l'ONF, manque de personnel et on m'y envoie.
Si on pense qu'Expo 67 était mal géré, l'ONF n'avait rien à leur envier dans le domaine de la mauvaise gestion. Mais j'ai eu un emploi, et ce fut payant.
Le Labyrinthe était situé sur la Cité du Havre, tout à côté d'Habitat 67. Il y avait 4 étages et 3 salles par étage que les visiteurs devaient visiter une à la suite de l'autre, un vrai labyrinthe reprenant le thème du Minotaure, ou l'Homme à la recherche de l'Homme et du dépassement de soi. Ce pavillon a été conçu par des cinéastes de renom, dont Colin Low, qui devint un des créateurs d'IMAX, suite aux travaux faits pour le Labyrinthe.
Dès les premiers jours de l'Expo, j'ai senti que l'été serait long à entendre la même chose, 6 à 8 fois par jour, à l'intérieur d'un bloc de béton.
Comme on était un peu hors circuit, il n'y avait pas beaucoup de visiteurs. Ailleurs, il y avait foule et un journaliste de La Gazette avait noté qu'une file s'était formée derrière un homme qui attendait quelqu'un à coté d'une porte inutilisée. On a alors eu l'idée de créer une file.
Normalement, on entrait sans attendre. On a obligé les gens à attendre quelques minutes. En moins de deux heures, on avait une file bien vivante.
Les premiers jours de l'Expo, fin avril 67, il faisait chaud. Mais quelques jours plus tard ce fut assez froid. Peu de personnes voulaient aller dehors. Nous n'étions que quelques uns à le faire et parce qu'on avait travaillé dehors au froid, tout l'été on a eu le privilège de pouvoir travailler à l'extérieur en priorité. Beaucoup mieux que de réentendre les films encore et encore. Il y eut du soleil, de la pluie, des orages, des confrontations avec les spectateurs, bref, un bel été.
Plus tard dans la saison, nous avons eu les files les plus longues de tout l'Expo. Le matin en quelques minutes, la file se constituait et on comptait les gens. On les avisait qu'il était possible qu'ils ne puissent entrer pour le dernier spectacle de 22:00. Et cela arrivait fréquemment.
Pour fermer les portes, on portait un casque protecteur, et par en arrière de la file, avec un mégaphone, on demandait l'attention des gens. Ils se retournaient et lentement, en français et en anglais, on annonçait que le prochain spectacle aurait lieu à 10 heures, le lendemain matin.
Pendant ce temps, les portes d'acier étaient fermées et verrouillés et on partait en courant, recevant toutes sortes d'objets lancés par les gens déçus. On les avait pourtant avertis. Pour arriver les premiers, il fallait habiter sur le site soit en logeant à Habitat 67 qui avait quelques unités en location, ou encore avoir un emplacement à la marina. Les autres ne pouvaient entrer sur le site avant l'ouverture à 09:30
Le système de gestion était inexistant ou à tout le moins inadéquat. On a fait beaucoup d'argent. Au début de l'été, pour être juste avec tous, on a distribué les congés de fin de semaine équitablement entre tous. Tout le monde avait le même nombre de congés pour la saison.
Si on n'entrait pas travailler, on n'était pas payé. Si on travaillait lors de notre premier jour de congé prévu pour la semaine, c'était temps et demi et temps double pour la deuxième journée.
Rapidement, on s'est échangé nos jours de travail. Tu as congé vendredi et samedi et moi j'ai congé dimanche et lundi. Alors, je n'entre pas vendredi et samedi et tu me remplaces. Tu fais de même dimanche et lundi et je te remplace. Au total, je travaille 5 jours et je suis payé pour 6 et demi et toi de même.
Quand ils s'en sont rendu compte, septembre arrivait et je suis reparti à Polytechnique. Avec un beau motton.
Je n'ai presque rien vu d'Expo 67. On en reparlera dans un autre texte.
Les systèmes sont mal foutus et je n'étais jamais officiellement retenu, ni officiellement rejeté. Mon contact me disait toujours où avait lieu la suite et je m'y présentais. Il y avait tellement d'erreurs, que c'était normal de ne pas être sur la liste.
Je devais travailler à "l'Homme et la Cité", ce qui englobait Habitat 67. J'étais tout fier de pouvoir tout apprendre sur les villes du futur et sur ce type d'architecture.
Hélas, un mois avant l'événement, on m'avise qu'il y a trop de monde et que je ne serai pas retenu. Mais, le pavillon voisin, le Labyrinthe, géré par l'ONF, manque de personnel et on m'y envoie.
Si on pense qu'Expo 67 était mal géré, l'ONF n'avait rien à leur envier dans le domaine de la mauvaise gestion. Mais j'ai eu un emploi, et ce fut payant.
Le Labyrinthe était situé sur la Cité du Havre, tout à côté d'Habitat 67. Il y avait 4 étages et 3 salles par étage que les visiteurs devaient visiter une à la suite de l'autre, un vrai labyrinthe reprenant le thème du Minotaure, ou l'Homme à la recherche de l'Homme et du dépassement de soi. Ce pavillon a été conçu par des cinéastes de renom, dont Colin Low, qui devint un des créateurs d'IMAX, suite aux travaux faits pour le Labyrinthe.
Dès les premiers jours de l'Expo, j'ai senti que l'été serait long à entendre la même chose, 6 à 8 fois par jour, à l'intérieur d'un bloc de béton.
Comme on était un peu hors circuit, il n'y avait pas beaucoup de visiteurs. Ailleurs, il y avait foule et un journaliste de La Gazette avait noté qu'une file s'était formée derrière un homme qui attendait quelqu'un à coté d'une porte inutilisée. On a alors eu l'idée de créer une file.
Normalement, on entrait sans attendre. On a obligé les gens à attendre quelques minutes. En moins de deux heures, on avait une file bien vivante.
Les premiers jours de l'Expo, fin avril 67, il faisait chaud. Mais quelques jours plus tard ce fut assez froid. Peu de personnes voulaient aller dehors. Nous n'étions que quelques uns à le faire et parce qu'on avait travaillé dehors au froid, tout l'été on a eu le privilège de pouvoir travailler à l'extérieur en priorité. Beaucoup mieux que de réentendre les films encore et encore. Il y eut du soleil, de la pluie, des orages, des confrontations avec les spectateurs, bref, un bel été.
Plus tard dans la saison, nous avons eu les files les plus longues de tout l'Expo. Le matin en quelques minutes, la file se constituait et on comptait les gens. On les avisait qu'il était possible qu'ils ne puissent entrer pour le dernier spectacle de 22:00. Et cela arrivait fréquemment.
Pour fermer les portes, on portait un casque protecteur, et par en arrière de la file, avec un mégaphone, on demandait l'attention des gens. Ils se retournaient et lentement, en français et en anglais, on annonçait que le prochain spectacle aurait lieu à 10 heures, le lendemain matin.
Pendant ce temps, les portes d'acier étaient fermées et verrouillés et on partait en courant, recevant toutes sortes d'objets lancés par les gens déçus. On les avait pourtant avertis. Pour arriver les premiers, il fallait habiter sur le site soit en logeant à Habitat 67 qui avait quelques unités en location, ou encore avoir un emplacement à la marina. Les autres ne pouvaient entrer sur le site avant l'ouverture à 09:30
Le système de gestion était inexistant ou à tout le moins inadéquat. On a fait beaucoup d'argent. Au début de l'été, pour être juste avec tous, on a distribué les congés de fin de semaine équitablement entre tous. Tout le monde avait le même nombre de congés pour la saison.
Si on n'entrait pas travailler, on n'était pas payé. Si on travaillait lors de notre premier jour de congé prévu pour la semaine, c'était temps et demi et temps double pour la deuxième journée.
Rapidement, on s'est échangé nos jours de travail. Tu as congé vendredi et samedi et moi j'ai congé dimanche et lundi. Alors, je n'entre pas vendredi et samedi et tu me remplaces. Tu fais de même dimanche et lundi et je te remplace. Au total, je travaille 5 jours et je suis payé pour 6 et demi et toi de même.
Quand ils s'en sont rendu compte, septembre arrivait et je suis reparti à Polytechnique. Avec un beau motton.
Je n'ai presque rien vu d'Expo 67. On en reparlera dans un autre texte.
27 juin 2010
26 milles de descente à vélo
En octobre 1996, j'ai "du" me rendre à Hawaii pour mon travail. J'en ai profité pour descendre à vélo le volcan inactif Haléakala. Le sommet est à 10,023 pieds. Bien qu'on puisse descendre à vélo à partir du sommet, il faut le faire de façon très encadrée avec des vélos très moyens et des casques de motos. Par contre, on peut descendre sans encadrement à partir de 7,000 pieds. La descente jusqu'à la mer fait 26 milles, environ 41km, sans pédaler ou presque.
Je l'ai fait à deux reprises. La première fois, on est allé voir un voyagiste qui nous a amené à l'entrée du parc, à 7 000 pieds. Il nous fournit des vélos de type hybride, un mauvais casque et nous indique le chemin à descendre pour se rendre au point de départ, qui est dans un village situé sur une des pentes. Environ 20 km de descente. On trouve l'expérience correcte, mais incomplète.
On prend le temps de vérifier toutes les offres. Il est possible de partir du haut de la montagne, dans le parc. Mais, il faut faire partie d'un groupe de 12, avec encadreur à l'avant et à l'arrière, des casques "full face" comme sur les motos et on doit descendre au rythme imposé, pas vite.
On trouve une offre intéressante. Une sorte de vieux hippie nous offre de nous amener en haut pour le lever du jour, ensuite il nous redescend dans son minibus jusqu'à l'entrée du parc et il nous laisse libre jusqu'à 18:00. Aucun encadrement en dehors du parc.
Départ de l'hôtel à 03:30 pour prendre le minibus et ajuster les vélos. Ce sont des vélos de montagne de qualité et on nous propose des casques très corrects.
On arrive en haut à 05:30 et il fait 30 F, -1 C. Et on voit le soleil apparaitre lentement à l'horizon. Merveilleux.
Vers 06:30, on redescend à l'entrée du parc. Interdit de rouler à vélo sur la route du parc. On prend nos vélos vers 7:30 et on commence notre journée.
On a une carte des quelques chemins. En descendant, on entre dans une forêt d'eucalyptus. Toute possibilité de voies respiratoires bloquées s'envole avec l'odeur, très prenante.
On se promène dans des vignobles, on remonte, on s'arrête pour le lunch dans un resto où le chef est français.
Il nous explique qu'il monte souvent à vélo en haut. Il doit payer 2$ pour entrer dans le parc. Je pense qu'on devrait le payer pour avoir monté si haut. !!
Après le lunch, on se promène dans les vallons autour de la base du volcan et on rend les vélos vers 15:30.
Toute une expérience. C'est 26 milles, environ 42 km à partir du haut. Environ 30 km à l'extérieur du parc. Mais c'est à faire pour celui qui aime descendre, comme moi.
Je l'ai fait à deux reprises. La première fois, on est allé voir un voyagiste qui nous a amené à l'entrée du parc, à 7 000 pieds. Il nous fournit des vélos de type hybride, un mauvais casque et nous indique le chemin à descendre pour se rendre au point de départ, qui est dans un village situé sur une des pentes. Environ 20 km de descente. On trouve l'expérience correcte, mais incomplète.
On prend le temps de vérifier toutes les offres. Il est possible de partir du haut de la montagne, dans le parc. Mais, il faut faire partie d'un groupe de 12, avec encadreur à l'avant et à l'arrière, des casques "full face" comme sur les motos et on doit descendre au rythme imposé, pas vite.
On trouve une offre intéressante. Une sorte de vieux hippie nous offre de nous amener en haut pour le lever du jour, ensuite il nous redescend dans son minibus jusqu'à l'entrée du parc et il nous laisse libre jusqu'à 18:00. Aucun encadrement en dehors du parc.
Départ de l'hôtel à 03:30 pour prendre le minibus et ajuster les vélos. Ce sont des vélos de montagne de qualité et on nous propose des casques très corrects.
On arrive en haut à 05:30 et il fait 30 F, -1 C. Et on voit le soleil apparaitre lentement à l'horizon. Merveilleux.
Vers 06:30, on redescend à l'entrée du parc. Interdit de rouler à vélo sur la route du parc. On prend nos vélos vers 7:30 et on commence notre journée.
On a une carte des quelques chemins. En descendant, on entre dans une forêt d'eucalyptus. Toute possibilité de voies respiratoires bloquées s'envole avec l'odeur, très prenante.
On se promène dans des vignobles, on remonte, on s'arrête pour le lunch dans un resto où le chef est français.
Il nous explique qu'il monte souvent à vélo en haut. Il doit payer 2$ pour entrer dans le parc. Je pense qu'on devrait le payer pour avoir monté si haut. !!
Après le lunch, on se promène dans les vallons autour de la base du volcan et on rend les vélos vers 15:30.
Toute une expérience. C'est 26 milles, environ 42 km à partir du haut. Environ 30 km à l'extérieur du parc. Mais c'est à faire pour celui qui aime descendre, comme moi.
21 juin 2010
Étrange rencontre avec Microsoft.
Octobre 1996. Je suis à Hawaii pour une conférence. Je dois faire partie d'une table ronde sur le futur des systèmes de reconnaissance des caractères utilisant une technologie que nous maitrisons.
Le climat de cet état américain est des plus intéressant. Il y a toujours un léger vent, la température varie de 20 C ( froid ) à 28 C ( chaud ). Les halls d'hôtel sont ouverts, sans murs. Sur tous les bureaux, il y a toujours des presse-papiers, à cause du vent. Autrement, c'est comme une réception d'hôtel normale, mais sans murs. Étonnant pour quelqu'un de Montréal.
La température est assez belle et c'est si loin que les visiteurs veulent maximiser le temps qu'ils passent à cet endroit. Aussi, les conférences ont lieu de 07:00 à 13:00. Le reste de l'après-midi est libre pour le golf, la piscine, le surf, ...
Comme notre entreprise développe des logiciels de pointe, j'ai quelques questions à poser à un représentant de Microsoft. Je lui explique l'objet de ma demande et il me fixe un rendez-vous, pour 10:00 le lendemain matin. Dans le bain à remous.
Étrange, mais productif. On n'a pas besoin de papier. On est dans l'eau, on discute et à la fin on échange nos cartes d'affaires. Il me fera parvenir des documents à son retour au bureau.
Autre note: le titre du représentant de Microsoft: Évangéliste de la technologie ( technology evangelist ). Écrit tel quel sur sa carte. Non, il n'était pas chez Apple !!
Le climat de cet état américain est des plus intéressant. Il y a toujours un léger vent, la température varie de 20 C ( froid ) à 28 C ( chaud ). Les halls d'hôtel sont ouverts, sans murs. Sur tous les bureaux, il y a toujours des presse-papiers, à cause du vent. Autrement, c'est comme une réception d'hôtel normale, mais sans murs. Étonnant pour quelqu'un de Montréal.
La température est assez belle et c'est si loin que les visiteurs veulent maximiser le temps qu'ils passent à cet endroit. Aussi, les conférences ont lieu de 07:00 à 13:00. Le reste de l'après-midi est libre pour le golf, la piscine, le surf, ...
Comme notre entreprise développe des logiciels de pointe, j'ai quelques questions à poser à un représentant de Microsoft. Je lui explique l'objet de ma demande et il me fixe un rendez-vous, pour 10:00 le lendemain matin. Dans le bain à remous.
Étrange, mais productif. On n'a pas besoin de papier. On est dans l'eau, on discute et à la fin on échange nos cartes d'affaires. Il me fera parvenir des documents à son retour au bureau.
Autre note: le titre du représentant de Microsoft: Évangéliste de la technologie ( technology evangelist ). Écrit tel quel sur sa carte. Non, il n'était pas chez Apple !!
Mon plus court emploi: enfant de choeur
Alors que j'ai 8 ans, je suis pensionnaire dans un couvent à Beloeil. Chez les Soeurs de la Providence. À l'époque, ce couvent est un peu retiré du village ( aujourd'hui, il est encore là, entouré de maisons, mais avec encore plusieurs grands arbres).
Ce couvent est en pleine campagne et il y a une ferme avec des animaux. On a même déjà assisté à la mise à mort du cochon et au vidage du sang de celui-ci. Depuis ce temps, je suis végétarien, de deuxième niveau.
Les soeurs possédaient aussi une autre ferme, de l'autre coté de la rivière Richelieu, À St-Hilaire. On s'y rendait au printemps pour récolter la sève des érables et faire de la tire sur neige. Beaux moments.
J'ai été pensionnaire deux ans, pour ma deuxième et troisième année du primaire. Mon frère plus âgé, y a passé quatre ans, deux seuls, et deux en ma compagnie. Mais il était chez les grands, et on ne se voyait pas très souvent.
Ce couvent était un bloc carré de 4 étages. Au dernier étage se trouvait la chapelle où on devait se rendre tous les matins.
L'architecte n'avait pas tenté d'imiter Versailles. Les escaliers étaient étroits et comportaient au mois deux angles, avec quelques marches de coin, 3 pieds sur le coté large et 2 pouces sur le coté étroit. On s'y habituait.
Vers la fin de la troisième année, le mois de mai arrive et les lilas sont en fleur. Il y aura une belle procession de la Fête-Dieu. On accompagnera la procession de la chapelle, on descend pour aller à l'extérieur et ensuite on se promènera sur le terrain du couvent avec tout le faste que commande cette fête et l'Église.
Quelques jours avant la procession, on se rend compte qu'il manque un enfant de choeur. On me choisit pour remplir le rôle. On me trouve une soutane, un surplis, et on m'explique le déroulement de la cérémonie.
La soutane n'était pas exactement à ma taille, elle était un peu longue. Et on me donna un encensoir ( petit récipient avec un charbon brulant sur lequel brûle de l'encens. Ça pue et ça fait de la fumée ).
Et on me place à l'avant de la procession. Donc je dois marcher à reculons pour encenser le prêtre et son ostensoir.
Arrive enfin le premier escalier. Évidemment, je suis du coté court de l'escalier. Après quelques marches, à reculons, je m'enfarge dans la soutane et je déboule le reste des marches à reculons. Une chance qu'il y a des paliers et ma chute fut freinée.
L'encensoir s'est ouvert et le charbon de bois en feu à rouler sur les boiseries. Il n'y a pas eu d'incendie mais le plancher a été marqué.
J'ai eu des courbatures, on m'a semoncé pour être tombé et ma carrière d'enfant de choeur s'est arrêtée à ce moment.
Ce couvent est en pleine campagne et il y a une ferme avec des animaux. On a même déjà assisté à la mise à mort du cochon et au vidage du sang de celui-ci. Depuis ce temps, je suis végétarien, de deuxième niveau.
Les soeurs possédaient aussi une autre ferme, de l'autre coté de la rivière Richelieu, À St-Hilaire. On s'y rendait au printemps pour récolter la sève des érables et faire de la tire sur neige. Beaux moments.
J'ai été pensionnaire deux ans, pour ma deuxième et troisième année du primaire. Mon frère plus âgé, y a passé quatre ans, deux seuls, et deux en ma compagnie. Mais il était chez les grands, et on ne se voyait pas très souvent.
Ce couvent était un bloc carré de 4 étages. Au dernier étage se trouvait la chapelle où on devait se rendre tous les matins.
L'architecte n'avait pas tenté d'imiter Versailles. Les escaliers étaient étroits et comportaient au mois deux angles, avec quelques marches de coin, 3 pieds sur le coté large et 2 pouces sur le coté étroit. On s'y habituait.
Vers la fin de la troisième année, le mois de mai arrive et les lilas sont en fleur. Il y aura une belle procession de la Fête-Dieu. On accompagnera la procession de la chapelle, on descend pour aller à l'extérieur et ensuite on se promènera sur le terrain du couvent avec tout le faste que commande cette fête et l'Église.
Quelques jours avant la procession, on se rend compte qu'il manque un enfant de choeur. On me choisit pour remplir le rôle. On me trouve une soutane, un surplis, et on m'explique le déroulement de la cérémonie.
La soutane n'était pas exactement à ma taille, elle était un peu longue. Et on me donna un encensoir ( petit récipient avec un charbon brulant sur lequel brûle de l'encens. Ça pue et ça fait de la fumée ).
Et on me place à l'avant de la procession. Donc je dois marcher à reculons pour encenser le prêtre et son ostensoir.
Arrive enfin le premier escalier. Évidemment, je suis du coté court de l'escalier. Après quelques marches, à reculons, je m'enfarge dans la soutane et je déboule le reste des marches à reculons. Une chance qu'il y a des paliers et ma chute fut freinée.
L'encensoir s'est ouvert et le charbon de bois en feu à rouler sur les boiseries. Il n'y a pas eu d'incendie mais le plancher a été marqué.
J'ai eu des courbatures, on m'a semoncé pour être tombé et ma carrière d'enfant de choeur s'est arrêtée à ce moment.
Libellés :
chute,
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enfant de choeur,
pensionnaire
18 juin 2010
Sur la piste de descente des olympiques de Lake Placid
Fin février 1979, année avant les Olympiques de Lake Placid. Je prends quelques jours de vacances et Denise et moi on se rend faire quelques jours de ski, sans les enfants, à Lake Placid.
À ce moment, il n'y avait pas de sécurité pour les jeux. Il était donc possible de skier sur les pistes olympiques.
Les conditions n'étaient pas les meilleures. Peu importe, j'ai des nouveaux skis K2 en fibre de verre, très rigides. La montagne est en glace.
On fait quelques descentes et on remonte pour attaquer la piste de descente. On n'a pas l'intention de la dévaler à pleine vitesse, mais plutôt d'aller y slalomer en "pépère". C'est tout de même "LA PISTE" à faire.
À cette époque, Denise et moi sommes tous deux moniteurs de ski, et depuis plusieurs années. On se débrouille habituellement très bien. Pas cette fois.
Après deux ou trois virages, c'est de la glace pure et mes carres ne mordent pas bien et je glisse. Je tombe, je prends de la vitesse, je dévale sur le ventre, les bras en avant, les bâtons toujours dans les mains.
Ayant peur qu'un bâton pique et m'arrache le bras, je me retourne, skis vers le bas. Éventuellement, je laisse les bâtons. Et la piste vire à gauche. Je continue dans le bois, et m'arrête sur un arbre.
Je suis courbaturé mais rien de cassé. Je me lève et fais signe à Denise que tout va bien.
Denise entreprend de descendre lentement, sur le coté de la pente. Un homme lui dit de faire attention, que c'est très glacé. Elle l'a fusillé des yeux et est descendue, a récupéré mes bâtons et m'a rejoint.
Je sors du bois et m'installe sur le bord de la piste pour remettre mes skis. Problème!!
Mon ski droit a une nouvelle courbure. Le devant du ski est plus d'un pied au dessus de la neige. Tant qu'à attendre des secours, je rentre dans le bois, et je coince le ski pour lui redonner une forme "skiable".
Je descends, surtout sur le ski gauche. Je suis courbaturé et je me rends à la voiture.
On rentre à l'hôtel et je me jette dans un bain bouillant. On a fait venir un repas à la chambre, car il m'était difficile de me lever du bain.
Le lendemain matin, je suis courbaturé. On rentre à la maison. Il m'a fallu quelques semaines pour m'en remettre mais je crois que ce fut le début de mes problèmes de genou.
Mes skis ont été remplacés par d'autres skis différents, ceux-ci n'étant plus disponibles. C'étaient des démonstrateurs pour les olympiques, fait en série limitée. Ils n'auraient pas dus être abimés.
Chaque fois que je regarde la descente aux olympiques, j'ai des courbatures qui me reviennent. Je me demande pourquoi?
À ce moment, il n'y avait pas de sécurité pour les jeux. Il était donc possible de skier sur les pistes olympiques.
Les conditions n'étaient pas les meilleures. Peu importe, j'ai des nouveaux skis K2 en fibre de verre, très rigides. La montagne est en glace.
On fait quelques descentes et on remonte pour attaquer la piste de descente. On n'a pas l'intention de la dévaler à pleine vitesse, mais plutôt d'aller y slalomer en "pépère". C'est tout de même "LA PISTE" à faire.
À cette époque, Denise et moi sommes tous deux moniteurs de ski, et depuis plusieurs années. On se débrouille habituellement très bien. Pas cette fois.
Après deux ou trois virages, c'est de la glace pure et mes carres ne mordent pas bien et je glisse. Je tombe, je prends de la vitesse, je dévale sur le ventre, les bras en avant, les bâtons toujours dans les mains.
Ayant peur qu'un bâton pique et m'arrache le bras, je me retourne, skis vers le bas. Éventuellement, je laisse les bâtons. Et la piste vire à gauche. Je continue dans le bois, et m'arrête sur un arbre.
Je suis courbaturé mais rien de cassé. Je me lève et fais signe à Denise que tout va bien.
Denise entreprend de descendre lentement, sur le coté de la pente. Un homme lui dit de faire attention, que c'est très glacé. Elle l'a fusillé des yeux et est descendue, a récupéré mes bâtons et m'a rejoint.
Je sors du bois et m'installe sur le bord de la piste pour remettre mes skis. Problème!!
Mon ski droit a une nouvelle courbure. Le devant du ski est plus d'un pied au dessus de la neige. Tant qu'à attendre des secours, je rentre dans le bois, et je coince le ski pour lui redonner une forme "skiable".
Je descends, surtout sur le ski gauche. Je suis courbaturé et je me rends à la voiture.
On rentre à l'hôtel et je me jette dans un bain bouillant. On a fait venir un repas à la chambre, car il m'était difficile de me lever du bain.
Le lendemain matin, je suis courbaturé. On rentre à la maison. Il m'a fallu quelques semaines pour m'en remettre mais je crois que ce fut le début de mes problèmes de genou.
Mes skis ont été remplacés par d'autres skis différents, ceux-ci n'étant plus disponibles. C'étaient des démonstrateurs pour les olympiques, fait en série limitée. Ils n'auraient pas dus être abimés.
Chaque fois que je regarde la descente aux olympiques, j'ai des courbatures qui me reviennent. Je me demande pourquoi?
17 juin 2010
Mon premier appartement
J'étudie au collège classique et mes parents décident de quitter la ville pour installer la famille dans les Laurentides. Pendant quelques mois j'habite chez des parents. Septembre arrive et mon frère commence les HEC à Montréal. Il nous faut donc un appartement.
On se déniche un 3 1/2, au troisième étage, coin Laurier et Delorimier. 40 $ par mois, pas chauffé. On aurait du s'en douter, pas chauffable !!
Nos voisines était une mère et sa fille. La fille avait 65 ans. La mère, je ne sais pas. On n'y habitait que la semaine. Le vendredi après-midi, après les cours, vite dans les Laurentides pour le ski. Retour tard le dimanche ou le lundi matin, donc à l'appartement en après-midi seulement.
Avec le bon vent du matin, l'avant de la maison sent le bon chocolat de Cadbury, dont l'usine est à un coin de rue. Après 3 jours, on s'en passserait de la bonne odeur du chocolat.
L'hiver arrive et le plaisir commence. Le logement possède une mini salle de bain, avec un bain sur pattes, mais pas de douche. La toilette à un réservoir en haut près du plafond. Il y a de la pression pour récurer n'importe quoi. On aurait pu l'utiliser comme lave-vaisselle ( on l'a sans doute fait. Au moins une fois ;-)) )
Dans la cuisine, il y a une cuisinière et un chauffe-eau au gaz. Le locataire précédent est parti avec le conduit d'évacuation de l'échappement du chauffe-eau. Pas trop grave, comme il n'y a pas de douche, on n'a pas besoin de beaucoup d'esu chaude.
Pour le chauffage, on s'est trouvé une fournaise à l'huile, faite pour un 6-7 pièces. On pourrait chauffer le bloc au complet. Après une heure, on ferme la fournaise.
On avait alors deux chauferettes: Quand ça chauffe, il fait chaud, et quand ça arrête, il fait "frette". Et s'il fait chaud dans la cuisine, il fait toujours "frette" dans le salon, car il n'y a jamais de chauffage en continu.
On alimentait cette fournaise avec de l'huile achetée au coin de la ruelle. 25 cents pour un gallon ( 4.5 litres pour les jeunes ). On verse le bidon dans un réservoir à l'arrière de la fournaise. Il y avait toujours une odeur d'huile dans la maison. Mélangé à l'odeur de chocolat!!
Quand on manquait d'huile ou qu'on voulait que ça réchauffe plus vite, on allumait le chauffe-eau, le four et les 4 bruleurs de la cuisinière. En 10 minutes, on était dans un sauna, chaud et humide ( le gaz naturel produit de l'eau en brulant et surement d'autres choses nocives ? )
Nous n'étions pas habitué à la cuisinière au gaz. Et mon jeune frère aimait cuisiner les légumes. Un jour, il utilise le "Presto" ( autocuiseur à pression ) pour cuire des épinards. Trop longtemps sur le feu, la valve de sureté saute. Nous avons eu un plafond en imitation de stuc, vert, pour quelques jours. Et froid, c'est plus difficile à nettoyer.
Ne vous en faites pas. C'était tellement petit et mal aménagé que jamais nous n'avons oser inviter nos copains d'université dans ce trou. Denise est venu me rendre visite quelques fois, mais on a vite décidé que cer endroit n'était pas pour nous. J'ai alors passé beaucoup de temps chez sa mère.
On se déniche un 3 1/2, au troisième étage, coin Laurier et Delorimier. 40 $ par mois, pas chauffé. On aurait du s'en douter, pas chauffable !!
Nos voisines était une mère et sa fille. La fille avait 65 ans. La mère, je ne sais pas. On n'y habitait que la semaine. Le vendredi après-midi, après les cours, vite dans les Laurentides pour le ski. Retour tard le dimanche ou le lundi matin, donc à l'appartement en après-midi seulement.
Avec le bon vent du matin, l'avant de la maison sent le bon chocolat de Cadbury, dont l'usine est à un coin de rue. Après 3 jours, on s'en passserait de la bonne odeur du chocolat.
L'hiver arrive et le plaisir commence. Le logement possède une mini salle de bain, avec un bain sur pattes, mais pas de douche. La toilette à un réservoir en haut près du plafond. Il y a de la pression pour récurer n'importe quoi. On aurait pu l'utiliser comme lave-vaisselle ( on l'a sans doute fait. Au moins une fois ;-)) )
Dans la cuisine, il y a une cuisinière et un chauffe-eau au gaz. Le locataire précédent est parti avec le conduit d'évacuation de l'échappement du chauffe-eau. Pas trop grave, comme il n'y a pas de douche, on n'a pas besoin de beaucoup d'esu chaude.
Pour le chauffage, on s'est trouvé une fournaise à l'huile, faite pour un 6-7 pièces. On pourrait chauffer le bloc au complet. Après une heure, on ferme la fournaise.
On avait alors deux chauferettes: Quand ça chauffe, il fait chaud, et quand ça arrête, il fait "frette". Et s'il fait chaud dans la cuisine, il fait toujours "frette" dans le salon, car il n'y a jamais de chauffage en continu.
On alimentait cette fournaise avec de l'huile achetée au coin de la ruelle. 25 cents pour un gallon ( 4.5 litres pour les jeunes ). On verse le bidon dans un réservoir à l'arrière de la fournaise. Il y avait toujours une odeur d'huile dans la maison. Mélangé à l'odeur de chocolat!!
Quand on manquait d'huile ou qu'on voulait que ça réchauffe plus vite, on allumait le chauffe-eau, le four et les 4 bruleurs de la cuisinière. En 10 minutes, on était dans un sauna, chaud et humide ( le gaz naturel produit de l'eau en brulant et surement d'autres choses nocives ? )
Nous n'étions pas habitué à la cuisinière au gaz. Et mon jeune frère aimait cuisiner les légumes. Un jour, il utilise le "Presto" ( autocuiseur à pression ) pour cuire des épinards. Trop longtemps sur le feu, la valve de sureté saute. Nous avons eu un plafond en imitation de stuc, vert, pour quelques jours. Et froid, c'est plus difficile à nettoyer.
Ne vous en faites pas. C'était tellement petit et mal aménagé que jamais nous n'avons oser inviter nos copains d'université dans ce trou. Denise est venu me rendre visite quelques fois, mais on a vite décidé que cer endroit n'était pas pour nous. J'ai alors passé beaucoup de temps chez sa mère.
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