25 janv. 2012

La signalisation sur les routes

Depuis que j'habite en banlieue de la banlieue, je prends plus souvent les
routes et je remarque que depuis des années, la signalisation est plus que
déficiente sur les routes.

Je crois que les responsables ( est-ce qu'il peut y avoir des responsables au
gouvernement ? ) pensent que tous les automobilistes ont un GPS dans la tête ou
qu'ils ont la carte des routes en mémoire.

On indique les sorties sur les autoroutes. À l'occasion, on indqiue que la
prochaine ville a 3 ou 4 sorties. Point. Il serait simple de faire comme en
Californie et d'indiquer le nom et la distance des deux ou trois prochaines
sorties. Pour toutes les sorties. Quand on a une idée où on va, sans en être
parfaitement certain, l'indication des deux ou trois prochaines sorties
améliorerait notre compréhension.

Aussi, il y a souvent des routes qui croisent les voies rapides.
Habituellement, on entre sur la voir rapide par la voie de droite. Souvent, de
l'autre coté de la voir rapide, il faut prendre à gauche. Si on est à droite, il
faut couper 3 voies ou manquer l'entrée et aller plus loin pour revenir. N'y
aurait-il pas possibilité d'indiquer les deux entrées à partir d'un même
panneau, plusieurs mètres avant la première entrée. D'ailleurs, ne devrait-il
pas y avaoir une norme. Souvent, la sortie dune autoroute est indiquée dans la
sortie, pas avant ( ex: la sortie Bonaventure, sur le Pont Champlain ).

Par exemple, à Montréal, sur la rue Viau vers le Nord, l'entrée de l'autoroute 40
est est indiquée par un immense panneau, à quelques mètre de l'entrée, sur la
droite, en bas du viaduc. Pour l'entrée de la 40 ouest, l'immense pancarte est
situé de l'autre coté du viaduc, toujours à droite. Mais pour entrer sur
l'autoroute, il faut être dans la voie de gauche !!!

Évidemment, quand on est habitué, ce n'est pas nécessaire. Mais il y a de plus
en plus d'automobilistes perdus. On ferme des routes et des autoroutes et les
gens sont perdus. Au moins, qu'on les aide avec une signalisation adéquate.

Depuis quelques années, on a ajouté des panneaux à message variable. Illisibles
lorsque trop ensoleillé. Et il faudrait que les messages soient appropriés. Je
ne sais pas quel est le délai entre une information valable et son affichage.
Quand c'est affiché, le trafic est habituellement arrêté au niveau du panneau.

L'autre soir, je reviens des Laurentides par l'autoroute 15. Je prnds la 40 est,
vers Anjou et éventuellement le tunnel Lafontaine. Un panneau à message variable
m'annonce, après la sortie Pie-IX que le tunnel a deux voies de fermées ( sur 3
) et qu'il y a congestion. Si le message avait été donné sur la 15, j'aurais pu
prendre un autre chemin. Mais le responsable des panneaux ne doit pas connaitre
les routes de Montréal. Il doit être avec le service à la clientèle de Bell,
quelque part en Inde.

Autre sujet d'irritation: les pancartes de noms de rues. Ça doit coûter pas mal
cher car on les fait très petites. Et on les place d'un seul coté de la rue,
toujours du mauvais coté. Parfait quand on ne connait pas la région. N'y a t-il
pas une norme pour placer les pancartes de noms de rues. Et d'en placer des deux
cotés quand c'est un boulevard.

Et que dire du choix de couleur mal contrasté
pour la nuit. Noir sur fond blanc n'est pas assez moderne. On prend beige sur
vert pâle. Beau mais pas pratique.

Félicitations quand même à Brossard qui, sur Taschereau, a placé des pancartes
de noms de rues de bonnes dimensions, accrochées près du milieu de la travée.
Super.

21 déc. 2011

Esprit de Noël

Noël revient encore cette année, quoique...  Sans neige, ce n'est pas pareil.

Et avec Noël, vient l'esprit de Noël. "Paix sur la Terre aux hommes de bonne
volonté" qu'ils disent. Tout le monde se tape dessus, à l'Est, à l'Ouest, en
Afrique, partout.

Moins de grands conflits, mais plus de petits. Ça c'est au niveau mondial. Au
niveau local, on découvre tous les petits conflits autour de nous: guerre de
langue, accomodements déraisonnables, magouilles constructives, crosses
gouvernementales, etc.

Et parce que c'est Noël, on demande à tous de faire une trève. On cesse les
hostilités, on arrête de se picosser, on prend du temps.

Esprit de Noël!!

Du temps pour installer des décorations. Dans le froid en haut de l'échelle. Et en terminant, on se rend compte que notre décoration est "poche".

Et le réaménagement de la maison pour installer un sapin. Naturel, il sent bon,
mais il laisse des brindilles et on a toujours peur au feu. Artificiel, ce n'est
pas écologique ( les avis diffèrent la-dessus ) mais c'est plus propre. Ça prend
autant de place !!

Du temps pour aller courrir dans les magasins acheter des
cadeaux parce que Noël, c'est la fête des cadeaux. Cadeaux qu'on se fait entre
amoureux parce que c'est le moment. Pourquoi à ce moment de l'année, pourquoi
pas un autre jour, un mardi gris de novembre, innatendu. Ce serait plus
apprécié. Mais non, il faut le cadeau pour le moment. Il faut garnir le dessous
de l'arbre de cadeaux qu'on fait aux enfants. Mais ils s'attendent à tant que le
nombre et la grosseur semblent compter plus que le geste. Et demain, pendant
qu'on ramassera les emballages déchirés, ils auront oublié et prépareront leur
prochaine liste.

Esprit de Noël!!

Pour échanger les cadeaux, on va aller se visiter. La famille surtout.  Chez
nous, c'est la fête et c'est ainsi chaque fois qu'on se rencontre. On échange
des cadeaux, pour la tradition, mais ce n'est pas nécessaire. Juste le partage
d'un bon repas et de bonnes discussions suffisent. On le fait quelques fois dans
l'année, et aussi à Noël.

Pour se visiter, on va prendre la route. Tout le monde a eu la même idée. On se
pense à l'heure de pointe, en plein jour. Et tout le monde est pressé. Il fait
froid, les vitres sont embuées, les vitres sont sales et on manque de lave-
vitre. On va être en retard et l'épais, en avant, ralentit car il ne voit rien.

Esprit de Noël!!

Au retour, on est fatigué et même si on n'a pas trop bu, on se méfie des
barrages et des autres qui, eux, ont trop fêté. Pénible retour. Et on prépare la
réception pour l'autre partie de la famille. Et on recommence.

Esprit de Noël!!

Vivement que ça finisse. Et ce sera le jour de l'An. Avec les résolutions à ne
pas tenir. Et l'augmentation des taxes. Et les premières grosses tempêtes de
neige et de froid. Tout ça est annoncé par Noël.

Esprit de Noël!! Dans le sens de "maudit Noël".

Vivement qu'on se retrouve en janvier et qu'on oublie l'esprit de Noël. Et qu'on
voie enfin de la neige!!

5 déc. 2011

La simplicité de la SAAQ ( dans le sens "faire simple" du terme )

 À ma connaissance, le Québec fait toujours partie du Canada, bien que Harper
 semble vouloir nous en exclure. Mais c'est un autre sujet.

La SAAQ, qui gère nos plaques et permis de conduire, a des règles strictes qui
semblent exister sans tenir compte de la réalité.

Il y a quelques années, le gouvernement québecois  a instauré un nouveau système
pour les certificats de naissance. Fini le "baptistère" facilement falsifiable.
On fait une demande, on paie et on reçoit un beau certificat. Notez qu'il est de
grand format et qu' il ne faut pas le plastifier. Pas trés pratique. On devra en
redemander quelques uns durant sa vie.

C'est un beau grand document, sans photo, imprimé par un ordinateur sur un
papier parchemin enluminé de logos du Québec.  C'est notre preuve d'existence.
Mais pour voyager, il faut un passeport, réémis au cinq ans. Ce passeport est
émis par le gouvernement canadien. Et pour l'obtenir, il faut fournir un
certificat de naissance, le document dont il est question plus haut.

En fausant la demande de passeport, il faut indiquer au moins un répondant et le
bureau des passeports va contacter ce répondant avant d'émettre le document. Et
il faut fournir une photo courante, selon des spécifications précises, dont le
manque de lunettes et de sourire.

Donc, le passeport est basé sur le certificat de naissance. Il est rehaussé
d'une photo courante et il est contre vérifié avec un ou des répondants.

Mais à la SAAQ, pour faire une modification de dossier, on n'accepte pas le
passeport. Il faut absolument présenter un certificat de naissance. Pourtant, le
passeport est accepté partout à travers le monde pour les transactions
bancaires, pour s'identifier à l'hôtel, pour une location de voiture. Mais la
SAAQ ne sait pas ce qu'est un passeport !!

La main gauche ne sait pas ce que la droite est en train de faire. À la SAAQ, on
renouvelle la carte d'assurance-maladie en même temps que le permis de conduire.
La même photo. Pourtant, on peut avoir des noms différents sur les deux
documents. Si on veut metrre le même nom sur les deux documents, il faut un
certificat de naissance. Pourtant, la carte de la RAMQ comporte le nom à la
naissance. Le passeport devrait être plus que suffisant pour corriger leur
erreur. Mais pas ici, ce serait trop simple.

29 sept. 2011

Paris n'est plus Paris !

J'arrive d'un voyage en France, dont une semaine à Paris.

Paris a changé. Les gens sont aimables.

À mon arrivée, je me rends au kiosque d'information pour trouver le meilleur moyen de me rendre à mon appartement. Le préposé m'explique le trajet en RER et Metro et me dit où aller chercher mon ticket.

Je dois aller chercher le ticket à un autre kiosque et la préposée est tout sourire.

On se rend à l'appartement et en marchant sur le trottoir, je note qu'on n'a plus a éviter les crottes de chin. Il n'y en a pas.

Le lendemain, on se rend au Métro pour acheter un ticket de tourisme de 5 jours. Je demande au préposé. Avec un sourire, il m'induique que tout se fait dans la machine, tout à coté. Comme je suis perplexe devant la machine, il sort de son cagibit et vient faire les manipulations pour moi, Toujours avec le sourire.

À la tout Eiffel, il hy a une longue file. Alors que je demande au gardien de sécurité le temps d'attente, il m'indique une autre plus courte. La file dans la quelle j'étais est la plus longue car la plus proche de la sortie du Métro.

Dans les restos, on reconnait notre accent québecois, mais on ne s'en formalise pas. Sauf quand on ne prend pas de café à la fin du repas. Là, on passe pour des extra-terrestres. Un repas devrait toujours se terminer avec un café.

Paris est enfin propre. Les trottoirs sont propres. Les toilettes, bien que peu nombreuses, sont propres. Les toilettes automatiques sont maintenant gratuites, financées par le groupe de publicité qui s'occupe des Vélib.

Pendant une semaine, nous n'avons pas vu d'embouteillage. Le trafic est fluide. Et, conséquence, il n'y a plus de bruit de klaxon. Paris n'est plus Paris.

À la gare, on achète des tickets de TGV pour un itinéraire complexe. Le préposé prend le temps de rechercher le bon itinéraire, avec un bon horaire et au meilleur prix. Avec le sourire ! Paris n'est plus Paris.

Une semaine à Paris, fin septembre, il a fait beau toute la semaine. Aucun nuage et souper sur les terrasses tous les soirs, il fait 23 C.

À notre départ, on passe par le métro avec nos valises. Le préposé nous reconnaît. Il nous demande comment a été notre séjour et il nous ouvre une porte spéciale pour passer les valises. Avec le sourire.

Paris n'est plus Paris, et c'est tant mieux.

5 sept. 2011

11 septembre 2001


C'est arrivé il y a dix ans. Il y a plein d'émissions spéciales et de documents
dans les journaux pour nous remémorer  cet événement. Dans la vie, il y a des
événements marquants qui restent toujours dans notre mémoire: La mort de
Kennedy, Le référendum de 1980. le passage de l'an 2000, etc.

En septembre 2001, on est 6 à faire un voyage à vélo de Calgary à Vancouver.
L'année précédente, on avait roulé de Vancouver à Montréal et en 2001, on a voulu
voir les Rocheuses dans l'autre sens.

Le matin du 11 septembre, on est au Three Valley Lake Chateau, un hôtel à
quelques kilomètres à l'Ouest de Revelstoke. C'est un endroit que l'on avait
repéré l'année précédente. On s'y était arrêté pour une collation et on avait
bien apprécié.

On est debout vers 5:30 le matin et machinalement on ouvre la télé. Et on
apprend la nouvelle vers 5:45. On reste rivé au téléviseur, assommé par la
nouvelle. Et un peu plus tard, on apprend en direct ( 3 heures de décalage)
qu'un deuxième avion vient de percuter la deuxième tour.

On se rend déjeuner et tout le monde présent dans le retaurant  est sonné. La
serveuse a de la difficulté à prendre la commande et à nous servir.

On commence à rouler et on s'arrête pour le lunch à Sicamous, dans un petit bar.
Encore ici, tout le monde est rivé sur les téléviseurs. Pour une fois, 6
francophones voyageant à vélo ne sont plus des "extra-terrestres". Tous se
demandent ce qui arrive à notre monde et si la guerre est déclarée. Réal a une
rage de dent et il trouve un dentiste qui pourra le recevoir plus. On reviendra
en voiture plus tard en fin de journée.

On se rend à Enderby. Il fait chaud et on s'arrête pour une crème glacée. La
jeune préposée ne parle que de l'apocalypse qui s'en vient. Mais on a quand même
payé nos glaces. On a passé la soirée a écouter toutes les chaines de télé pour
en apprendre plus. Toute la journée, alors que nous étions à vélo, on n'avait
aucune information et on ne connaissait pas l'ampleur de la tragédie.

À vélo, on n'a pas de nouvelles. Aussi, on n'est pas pris dans la panique
générale. Déjà qu'en fin de journée, on parlait de plus de 4000 morts. À la fin,
il n'y en eut moins de 3000, incluant les pompiers et policiers dépèchés sur le
site du World Tade Center.

Le lendemain soir, alors que l'on regarde TVA, on apprend que une de nos
connaissances est à la recherche de son mari qui travaillait dans une des tours.
Quelques jours plus tard, on saura qu'il a péri. On n'est jamais très loin des
événements.

Quand on est revenu en avion de Vancouver, les procédures d'embarquement avaient
changé. On n'avait pas de cartes d'identité autre que notre permis de conduire.
Et on avait des vélos dans des boites. Le préposé était dans tous ses états et
il nous a laissé nous enregistrer. Et il a oublié de nous facturer le supplément
pour le vélo.

Dans l'avion, mon voisin semble sonné. Il m'emprunte les revues que j'avais
achetées. Toutes parlaient des événements. Il me confie qu'il arrivait le matin
même d'un trekking dans le bois et qu'il ne savait pas ce qui s'était passé.
Disons que ce fut tout un "reality check" pour lui.

Depuis ces événement, rien n'est plus apreil, surtoout dans le transport aérien.
C'est devenu pénible de voyager en avion, plus si on passe par les USA.

31 août 2011

Vie moins platte



 Je suis moins assidu à ce blogue depuis quelque temps. C'est que ma vie est
 moins platte. Non, en fait, elle n'est pa moins platte, elle est différente.

Quand j'ai pensé que ma vie était platte, c'est que je croyais qu'il y avait
mieux ailleurs, dans les autres vies. En écrivant ma "vie platte", je me rends
compte qu'elle est moins platte que d'autres, et aussi, plus platte que d'autres.
Quand on se compare, on peut toujours trouver pire, ou mieux. Et c'est le cas de
ma vie, tant l'ancienne que la nouvelle.


Depuis la fin de l'an dernier, ma vie a pris un nouveau chemin avec une nouvelle
compagne. Vente de la maison, distribution de nombreux objets impossible à
prendre dans mon nouvel environnement, ménage dans les souvenirs, instalaltion
dans un nouveau décor, ajustements avec une nouvelle compagne, éloignement
d'anciens "amis", rencontre de nouvelles connaissances, etc.

Ma vie a donc changé. Aussi "platte" qu'avant, mais différente. Comme je
maitrise mieux mon nouvel environnement, je devrais retrouver du temps pour
écrire à nouveau sur ma vie platte.

12 mai 2011

Feu rouge en Italie.

Je suis allé en Italie quelques fois. Une fois, pour un voyae en Toscane à vélo. Deux fois auparavant, en voiture.

Les italiens conduisent tous comme Fangio. Ils ont de petites voitures avec de petits moteurs et ils les poussent au max. Pour un nord-américain, on en vient à croire que tous les panneaux de signalisation que l'on voit ne sont que des suggestions. De même, les lignes sur la chaussée. S'il y a des ligne pour deux voies, mais que les voitures sont petites, pourquoi ne pas en former trois, ou quatre!!!
Au début, c'est difficile à comprendre, mais on s'y fait.

Un soir, je ramène mon fils à son logement et je m'arrête au feu rouge. Mon fils me dit que c'est dangereux.  En effet, durant le jour, les automobilistes vont observer le feu rouge, surtout s'il y a du trafic.
Mais en soirée, sans trafic, ce n'est qu'une suggestion. En m'arrêtant, je risque de me faire entrer dedans par quelqu'un qui me suivrait. Je n'y crois pas mais je passe le feu.

Au retour, il y a un feu rouge. Je m'arrête, par réflexe. Et je me fais interpeller par la police. Mon italien n'est pas très bon, disons inexistant. Mais je comprends que je suis suspect, m'ayant arrêté là où normalement on aurait passé sur le feu rouge.

Il regarde mon permis du Québec, et il trouve que ce sera beaucoup de travail que de m'amener au poste et trouver un interprète. Il me fait comprendre d'y aller et de faire attention. Pas au trafic, mais aux policiers.